Godin (2001) explique que la clé du succès d’une entreprise est de transformer le consommateur en client puis en ami, pour ensuite bénéficier des recommandations sociales. En fait, en s’éloignant d’un discours commercial de masse, cette forme de marketing rassure les consommateurs, qui porte une plus grande confiance en la source. Internet étant le média du citoyen… À qui peut-on vraiment faire confiance ? À qui, à nos « amis » Facebook?
Des
études révèlent la possibilité pour les annonceurs d’exploiter la recommandation sociale à travers les médias sociaux. C’est ainsi qu’on apprend que 23 % des personnes actives dans des communautés virtuelles expriment leur point de vue sur des publicités au sein même de leur communauté; 25 % de celles-ci transfèrent régulièrement une publicité ou un lien vers un ami. De plus, on apprend que 64 % des consommateurs vont à la recherche de sujets qu’ils ont préalablement lus sur le blogue d’un ami. « Il règne donc, au sein des réseaux sociaux en ligne,
une confiance certaine et un désir d’évaluer ce qui est publié sur le site de ses amis. » Une autre statistique intéressante pour les annonceurs est que 60 % des internautes actifs au sein d’un réseau social
sont prêts à placer du contenu commandité sur leur blogue personnel. « Les annonceurs ont donc la possibilité d’influencer ces communautés en leur proposant du contenu.» C’est ainsi que
l’utilisateur influent recommanderait la marque à leur communauté ou l’intégrerait à son blogue personnel et sur une base de recommandation liée à la performance, les marques sont donc en mesure
de rémunérer l’utilisateur influent.
C’est ainsi que la marchandisation du blogue, qui se veut au départ une tribune créée par le consommateur pour le consommateur, m’amène à me poser des questions sur l’éthique. Faut pas se leurrer, l’indépendance de toute pression commerciale et politique chez les journalistes traditionnelles est un sujet qui fait vague depuis quelques années déjà. Ainsi, dans une société où l’information est une valeur marchande, les controverses sont au rendez-vous.
De ce fait, dans une optique où un billet est clairement identifié comme ayant été commandité, quel est vraiment l’impact de cette pratique? Les statistiques montrent que la recommandation d’un autre consommateur a une plus grande influence, car il est impartial comparativement à une publicité ou à un vendeur. Il y a t-il vraiment impartialité?
Puis qu’en est-il des blogueurs influents qui n’affichent pas leurs couleurs? Un billet qui vante un produit et qui n’est pas officiellement commandité a évidemment une plus grande portée. Bien entendu, le passé nous prouve que le manque de transparence de certaines marques a couru à leur perte; il faut penser à l’expérience du premier blogue de la compagnie Vichy par exemple, mais la leçon n’est évidemment pas retenue de tous; qui ne risque rien n’a rien.
Bref, les débats sont lancés !
Voici quelques opinions de bloggeurs sur le sujet: YulBiz montréal
noreply@blogger.com (dean)
/ 21 octobre 2008C’est acheter un blogueur ça.
Si c’est fait de son gré, alors là ça a de l’impact.
L’argent, toujours l’argent.. hehe.