Tels les aventuriers de l’époque, nos aventuriers numériques sont partis à l’aventure avec des utopies. Ils ont rencontré sur le chemin plusieurs obstacles : la faim, la soif, mais surtout l’inconnu. Comme autrefois, ces aventuriers modernes ne sont pas tous revenus, certains se sont égarés, d’autres ont tout perdu, mais ceux qui y sont parvenus ont vaincu. Les survivants de la bulle Internet ont contribué à la société de l’information numérique d’aujourd’hui.
Sur ce, un nouvel Eldorado est né, celui du Web moderne.
La technologie du Web permet dorénavant à une majorité d’individus de se l’approprier. L’explication de cette acculturation vient de la simplicité de la technique. Comme le disent si bien les pionniers du Web 2.0, Musser et O’Reilly, « Simplicity drives adoption ». Terminer le temps où l’internaute doit connaitre la programmation pour modifier le Web. Aujourd’hui tout débutant est en mesure de créer, de diffuser, de partager et de modifier du contenu en quelques clics de souris. C’est donc grâce à la facilité d’utilisation des techniques du Web que l’appropriation du territoire par vous et moi est possible.
En revanche, les capacités techniques du web fait de certains, des exclus de cette conquête. Nous pouvons diviser en deux groupes les exclus du web soit ceux de la fracture numérique et ceux qui passe inaperçus dans le territoire où l’information y est abondante.
- Donc, le premier groupe réunit les individus qui n’ont pas accès à la technologie d’Internet. On pense aux citoyens pauvres qui n’ont pas les ressources financières pour accéder aux réseaux. On fait allusion aux handicapés qui par leur motricité réduite ne peuvent utiliser le moyen technique, l’ordinateur. Mentionnons également les individus habitant des cités lointaines (ruraux) où les réseaux sont encore absents. Sans oublier les personnes âgées qui n’ont guère les connaissances techniques pour se servir d’un ordinateur ou qui ont tout simplement trop peur pour le faire.
- La deuxième catégorie comprend ceux qui sont connectés aux web, mais qui ne sont pas en mesure d’utiliser les outils qu’offre ce territoire pour se faire entendre. En fait, il est facile de créer un blogue et de s’exprimer librement, mais aucun débat ne peut être lancé si personne ne nous lit. La publication d’un billet sur ce vaste territoire de l’information ne veut pas nécessairement dire qu’il va faire son chemin jusqu’à un lecteur. Sans oublier que le chemin qu’il va parcourir sur la toile n’est peut-être pas celui souhaité par l’auteur. Il se peut qu’il se perde en route n’atteignant jamais un destinataire intéressé par le propos. C’est ainsi que l’exclu de la conversation devient que spectateur, ne participant plus à la conquête de ce territoire.
Bref, même si la simplicité et l’ouverture de la technologie ont provoqué l’acculturation pour les outils du Web, tous ne peuvent conquérir ce territoire pour cause de déséquilibre technique…. Il est important de permettre à tous les Québécois(es) d’accéder aux réseaux et aux services numériques et ce dans un but économique, social et culturel. Sur ce, un plan numérique au Québec ça vous dit?
Source: Godeluck, Solveig. 2002. La géopolitique d’Internet.
À lire aussi: Lettre ouverte au premier ministre du Québec
À voir aussi: Des chiffres et encore des chiffres (Did you know?)
Prochainement sur ce blog: La fibre optique au Québec
















noreply@blogger.com (Anonymous)
/ 24 décembre 2008Bonjour a la tenancière de ce blogue, cet article est très pertinent et vise vraiment un manque flangrant qui doit être pris en considération par notre gouvernement comme une voie au développement d’abord et avant tout.
Aussi j’étais curieux à savoir si votre ouverture sur « Prochainement sur ce blog: La fibre optique au Québec » sera dans le même ligné? Bien hâte de lire en touka!