Je prends quelques minutes pour partager avec vous un guide des médias sociaux.
Nous savons que les entreprises utilisent de plus en plus les médias sociaux tels que Twitter, Facebook, YouTube et le blogue. À ce sujet, les questions que j’entends régulièrement sont : « comment s’y retrouver? », « quelles stratégies de communication employées? » ou encore « si je devais choisir entre Twitter et Facebook, quel réseau devrais-je utiliser? »
Si vous êtes un blogueur et que vous vous exprimez parfois au sujet bien de consommation alors lisez ceci : À partir du 1er décembre 2009, les blogueurs devront indiquer clairement le lien qui les associe à une marque…
Mercredi dernier, j’ai assisté à mon premier Webcamp qui avait lieu lors du Webcom. J’ai été agréablement surprise par la formule table ronde, où chacun avait la chance de présenter un sujet qui était débattu par la suite. Pour voir une partie du Webcamp en vidéo, c’est par ici.
J’étais venue au Webcamp dans le but de trouver de l’inspiration pour ma question de recherche. J’ai donc eu la chance d’échanger sur la transparence des communications en ligne.
Ce qui a attiré mon attention :
Les pratiques marketing non transparentes comme celle dernièrement retrouvé avec le cas Bixi (voir ici) vont forcer les autres à devenir encore plus transparents. En fait. suite à ce scandale, plus d’un blogueurs d’entreprises ont postés un billet sur eux, pour démontrer à leurs lecteurs qu’ils existaient vraiment. De ce fait, la crédibilité des entreprises ou des marques qui tentent de communiquer via les médias sociaux ne peut qu’être ébranlée par ce genre de pratique.
De plus, pour utiliser les médias sociaux de façons transparente, il faut accepter d’avoir le droit à l’erreur. Concept très difficile à concevoir pour une entreprise qui depuis le début de son existence tente de contrôler son image. Il est à se demander, si cette formule est applicable à tous? Au gouvernement, aux médias traditionnels, aux journalistes? Il est aussi à se questionner sur le degré de tolérance à l’erreur que la société d’aujourd’hui peut accepter?
Il existe à ce moment encore deux écoles de pensées sur la manière de gérer les communications d’une entreprise en ligne. Une école de pensée plus traditionnelle qui veut contrôler le message et une école de pensée plus web 2.0 qui participe à la conversation. (on ne contrôle pas une conversation, mais on y participe)
Bref, l’utilisation des médias sociaux en entreprise est encore à un stade de nouveauté pour la plupart des entreprises québécoises. Pour comprendre la tendance, il est à se questionner sur la manière de gérer le concept de la transparence dans les communications d’une entreprise via les médias sociaux!!!
Histoire à suivre……
Pour terminer, voici une entrevue de Patricia Tessier et Vallier Lapierre, réalisée au Webcom sur la crise du Marketing 2.0 :
Dans le passé, il semble avoir eu une mode pour la création de faux Blogue.Sony, McDonald, Wal-Mart, Coke, Vichyet Mazda ont tous créé de faux blogues. Sony à par exemple créer un blogue intitulé All I Want for Xmas is a PSP. Ce blogue se présentait comme un journal d’un garçon, admirateur de PSP qui vantait les mérites du produit. Vichy à fait de même en créant le blogue intitulé Le Journal de ma peau qui mettait en scène une consommatrice donnant son opinion sur les produits vichy dont elle utilisait régulièrement. Dans tous les cas, ce sont des blogueurs avertis qui ont démasqué la supercherie provoquant ainsi un buzz négatif autour de la marque.
En 2009, l’histoire se répète… On vient d’apprendre que Morrow communication une agence de communication, à créer un faux blogue et de faux citoyens pour promouvoir le BIXI, les nouveaux vélos en libre-service à Montréal.
Bref, tout est une question d’éthique. En entreprise, il existera toujours le dilemme moral entre le profit et l’éthique. Le degré de moralité est souvent proportionnel à l’opportunité de la rentabilité du capital….. Mais comme le dit si bien Claudine Batazzi (2005), il y a une distinction à faire entre tentative de motivation et volonté de manipulation…
MAJ : Dans ce cas-ci, il y a une « cause » derrière cette stratégie marketing, mais est-ce acceptable pour autant? Si leur but était de vouloir faire parler d’eux, c’est réussi. Aujourd’hui c’est l’agence de communication derrière la campagne marketing que l’on critique non le Bixi. Le nouveau service de vélo de Montréal est ainsi gagnant, profitant de cette publicité gratuite…
Malgré tout, je suis en désaccord avec cette pratique marketing, Il suffit de quelques cas de ce genre pour faire une mauvaise réputation à tous les entreprises qui tentent de converser avec leurs consommateurs via les médias sociaux. Je suis peut-être un peu naïve, mais je pense que le monde du marketing peut se passer de ce genre de pratique pour bien faire leur travail. Il n’est pas difficile de nos jours de trouver de vrais blogueurs passionnés par le vélo pour monter un tel projet…..non?
Pensez-vous que ce genre de pratique peut nuire aux entreprises qui détiennent un blogue?
J’ai assisté au Girl Geek dinner ce soir, en partie du moins, car j’ai du quitter plus tôt, avant même que Michelle Blanc termine son discours sur les avantages de la transparence en ligne. Par contre, j’avais déjà eu la chance d’assister à la conférence de madame Blanc à PodCamp Montréal plus tôt dans l’année, alors ce n’est pas comme si j’avais tout manquée, mince consolation!
Au courant de la soirée, j’ai eu la chance de parler brièvement de mes intérêts pour la transparence en ligne (sujet de mon mémoire) avec nul autre qu’ Isabelle Gaumont, Yannik B Gélinas, Karin Feddersen et Catalina Briceño. Sur ce, on m’a demandée
si nous étions plus transparents en ligne que dans notre vie personnelle. …
Pour ma part,
j’ai beaucoup plus de pudeur en ligne que dans ma vie personnelle pour les raisons suivantes :
Online, on laisse toujours une trace de nos actes et paroles (écrit).
Offline, la mémoire est une faculté qui oublie.
Online, je me sens comme si je devais être toutes les parties de moi à la fois; l’étudiante, la jeune professionnelle, la passionnée, l’artiste…
Offline, je suis l’artiste à mes heures, l’étudiante la plupart du temps (un peu top souvent c’est temps-ci) et la jeune professionnelle de temps en temps. Tout dépendant avec qui j’interagis et dans quel contexte.
Je sens par contre la tendance inverse chez la majorité des blogueurs que je côtoie. Je vous pose donc la question : Êtes-vous plus transparent online ou offline?
À lire prochainement sur ce blog: À la conquête du Web