La FTC réglemente les blogues
Si vous êtes un blogueur et que vous vous exprimez parfois au sujet bien de consommation alors lisez ceci : À partir du 1er décembre 2009, les blogueurs devront indiquer clairement le lien qui les associe à une marque…
À la suite d’un règlement adopté à l’unanimité lundi par la Commission fédérale du commerce américain (FTC), l’organisme responsable de la protection des consommateurs, les blogueurs devront indiquer clairement le lien qui les associe à une marque, un produit ou tout autre service afin de garantir aux internautes la transparence de l’information diffusée et ainsi lutter contre la publicité déguisée. Ce règlement s’applique tant aux blogueurs qu’aux célébrités ayant gratuitement reçu des produits qu’à ceux qui produisent des billets commandités en échange d’une rémunération. Il s’applique aussi aux sites de réseaux sociaux, comme les pages Facebook et Twitter.
Les amendes pourraient atteindre jusqu’à 11 000$US.
Pour consulter le rapport, cliquez ici.
D’autres détails ici
Mon premier Webcamp
Mercredi dernier, j’ai assisté à mon premier Webcamp qui avait lieu lors du Webcom. J’ai été agréablement surprise par la formule table ronde, où chacun avait la chance de présenter un sujet qui était débattu par la suite. Pour voir une partie du Webcamp en vidéo, c’est par ici.
J’étais venue au Webcamp dans le but de trouver de l’inspiration pour ma question de recherche. J’ai donc eu la chance d’échanger sur la transparence des communications en ligne.
Ce qui a attiré mon attention :
Les pratiques marketing non transparentes comme celle dernièrement retrouvé avec le cas Bixi (voir ici) vont forcer les autres à devenir encore plus transparents. En fait. suite à ce scandale, plus d’un blogueurs d’entreprises ont postés un billet sur eux, pour démontrer à leurs lecteurs qu’ils existaient vraiment. De ce fait, la crédibilité des entreprises ou des marques qui tentent de communiquer via les médias sociaux ne peut qu’être ébranlée par ce genre de pratique.
De plus, pour utiliser les médias sociaux de façons transparente, il faut accepter d’avoir le droit à l’erreur. Concept très difficile à concevoir pour une entreprise qui depuis le début de son existence tente de contrôler son image. Il est à se demander, si cette formule est applicable à tous? Au gouvernement, aux médias traditionnels, aux journalistes? Il est aussi à se questionner sur le degré de tolérance à l’erreur que la société d’aujourd’hui peut accepter?
Il existe à ce moment encore deux écoles de pensées sur la manière de gérer les communications d’une entreprise en ligne. Une école de pensée plus traditionnelle qui veut contrôler le message et une école de pensée plus web 2.0 qui participe à la conversation. (on ne contrôle pas une conversation, mais on y participe)
Bref, l’utilisation des médias sociaux en entreprise est encore à un stade de nouveauté pour la plupart des entreprises québécoises. Pour comprendre la tendance, il est à se questionner sur la manière de gérer le concept de la transparence dans les communications d’une entreprise via les médias sociaux!!!
Histoire à suivre……
Pour terminer, voici une entrevue de Patricia Tessier et Vallier Lapierre, réalisée au Webcom sur la crise du Marketing 2.0 :
Médias sociaux et entreprise: cas de transparence en ligne
Voici un cas sur la problématique de la transparence en ligne suite à l’utilisation des médias sociaux en entreprise trouvé sur le blogue de Capitaine commerce 2.1:
« Un ami, dont je tairais le nom et la fonction, me fit part, l’autre jour, de la curieuse et désagréable aventure dont il fut la victime à la suite d’un excès de confiance dans les réseaux sociaux.
Les bonnes intentions
Soucieuse de fournir un service toujours plus efficace à ses clients, la société, dont mon ami était le collaborateur, le chargea de mettre en oeuvre une plateforme de feedback qui lui permettrait de mieux recueillir l’avis de ses clients.
Mon ami, passionné de web 2.0 et de tout le bazar social qui s’ensuit, se lança avec enthousiasme dans sa mise en oeuvre et, pas peu fier de son avangardisme, décida comme le veut le principe bien connu de transparence prôné par tous les adeptes du 2.0 de mettre en avant son nom et sa photo sur son nouveau site, histoire de bien montrer que chez Biiiiiiippp on avait tout pigé à la relation client du web du futur.
La mésaventure imprévue
Mais, ah là là, les temps étant ce qu’ils sont, c’est à dire durs comme une Crise de 29, la société de mon ami, un beau matin, déposa son bilan renvoyant à leurs bons de commande ses chers clients (car c’était une entreprise de e-commerce, sinon je ne vous en aurais pas parlé).
Furieux, inquiets, paniqués, apeurés, la réaction des clients ne se fit pas attendre. Ils bombardèrent le centre d’appel téléphonique de la moribonde société pour s’enquérir de l’état de leur commande : qui de son canapé payé d’avance, qui de ses pantoufles chauffantes, qui de sa console Wii, etc.
Débordé le service client n’arriva plus à répondre, laissant les clients dans une grande fureur et dans un grand désarroi. Mais, et c’est dans toujours dans des circonstances ultimes que se manifeste le génie humain, les clients n’avaient pas dit leur dernier mot.
Utilisant et maîtrisant Internet comme pas deux, ceux-ci eurent tôt fait de retrouver la seule personne qui, pensaient-ils à tort, pourrait leur venir en aide : mon ami ! Car, ils connaissaient son nom et, à coup de Google et de Facebook et de Pagesblanches.fr, il ne leur fallut pas longtemps pour retrouver son numéro de téléphone.
C’est là que mon ami put éprouver les limites de la transparence.
Assailli par les coups de téléphone et les clients mécontents, il décida de se finir sa carrière dans un monastère et prier pour notre salut (c’est pas vrai, mais ça fait bien comme fin).
Moralité
Si vous utilisez les réseaux sociaux, soyez transparent, mais pas trop. Assurez-vous de ne dévoiler que ce qui est nécessaire et évitez de vous mettre totalement à nu.«
Toujours dans l’optique de mon projet de mémoire sur les impacts de l’utilisation des médias sociaux en entreprise, je suis à la recherche de cas comme celui-ci traitant de la problématique de la transparence en ligne. N’hésitez pas à me contacter pour tous commentaires, opinions et expériences à se sujet.
Êtes-vous plus transparent online ou offline?
Au courant de la soirée, j’ai eu la chance de parler brièvement de mes intérêts pour la transparence en ligne (sujet de mon mémoire) avec nul autre qu’ Isabelle Gaumont, Yannik B Gélinas, Karin Feddersen et Catalina Briceño. Sur ce, on m’a demandée
si nous étions plus transparents en ligne que dans notre vie personnelle. …Pour ma part,
j’ai beaucoup plus de pudeur en ligne que dans ma vie personnelle pour les raisons suivantes :- Online, on laisse toujours une trace de nos actes et paroles (écrit).
- Offline, la mémoire est une faculté qui oublie.
- Online, je me sens comme si je devais être toutes les parties de moi à la fois; l’étudiante, la jeune professionnelle, la passionnée, l’artiste…
- Offline, je suis l’artiste à mes heures, l’étudiante la plupart du temps (un peu top souvent c’est temps-ci) et la jeune professionnelle de temps en temps. Tout dépendant avec qui j’interagis et dans quel contexte.
Je sens par contre la tendance inverse chez la majorité des blogueurs que je côtoie. Je vous pose donc la question : Êtes-vous plus transparent online ou offline?
À lire prochainement sur ce blog: À la conquête du Web
